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Supervision professionnelle

Un espace pour penser sa pratique


J'accompagne en supervision des professionnels de la relation d'aide et de l'accompagnement souhaitant disposer d'un espace pour prendre du recul sur leur pratique, réfléchir à certaines situations cliniques ou interroger ce qui se joue dans la relation avec les personnes qu'ils accompagnent.

Dans certaines situations, les connaissances théoriques et l'expérience professionnelle ne suffisent pas toujours à comprendre ce qui se passe ou à déterminer comment se positionner.

Une situation peut mettre en difficulté, susciter des réactions inhabituelles, donner le sentiment d'une impasse ou simplement nécessiter un autre regard pour pouvoir être pensée différemment.

La supervision offre un espace extérieur au contexte professionnel habituel, permettant d'examiner ces situations dans un cadre confidentiel et sans jugement. 

À qui s'adresse la supervision ?


La supervision s'adresse aux professionnels de l'accompagnement et de la relation d'aide souhaitant réfléchir à leur pratique.

Elle peut notamment concerner des psychologues, psychothérapeutes, professionnels du secteur médico-social ou éducatif, ainsi que d'autres professionnels dont l'activité implique une relation d'accompagnement.

Les demandes peuvent être très différentes selon l'expérience du professionnel, son contexte d'exercice et les situations qu'il rencontre.

La supervision peut être envisagée ponctuellement autour d'une situation particulière ou s'inscrire dans un travail régulier d'élaboration de la pratique. 



Que peut-on travailler en supervision ?


Une supervision peut partir d'une situation clinique précise : un accompagnement qui semble ne plus avancer, une relation devenue difficile, une interrogation sur la manière d'intervenir ou une situation suscitant un sentiment d'impuissance.

Elle peut également permettre de réfléchir à des questions plus larges concernant sa pratique :

  • comprendre ce qui se joue dans une relation d'accompagnement ;
  • prendre du recul face à une situation complexe ou répétitive ;
  • interroger son positionnement professionnel ;
  • réfléchir aux limites du cadre et à la manière de les maintenir ;
  • identifier ce que certaines situations mobilisent personnellement chez le professionnel ;
  • mettre en perspective différentes hypothèses cliniques ;
  • envisager d'autres manières d'intervenir lorsqu'une situation semble bloquée.

Il ne s'agit pas nécessairement de trouver « la bonne réponse », mais de retrouver suffisamment de recul pour que plusieurs façons de comprendre et d'aborder la situation redeviennent possibles.




Penser la relation d'accompagnement


La relation constitue elle-même une source importante d'informations sur ce qui se joue dans un accompagnement.

Certaines situations peuvent susciter chez le professionnel de l'agacement, de l'inquiétude, un sentiment d'impuissance, une envie particulièrement forte d'aider, au contraire une prise de distance, ou encore l'impression de répéter toujours les mêmes échanges.

Ces réactions ne sont pas nécessairement des obstacles qu'il faudrait simplement faire disparaître. Elles peuvent parfois permettre de mieux comprendre la dynamique relationnelle dans laquelle professionnel et personne accompagnée se trouvent engagés.

La supervision permet de les examiner sans jugement et d'interroger ce qu'elles peuvent nous apprendre de la situation, tout en distinguant ce qui appartient à la personne accompagnée, à la relation et au professionnel lui-même.





Une supervision intégrative


Ma manière de travailler en supervision est naturellement influencée par les différents modèles qui structurent ma pratique clinique.

Mon approche Ericksonienne m'amène notamment à être attentif aux ressources du professionnel, à sa manière singulière de travailler et aux possibilités d'intervention déjà présentes dans la situation.

Les apports de la systémie permettent d'observer les interactions, les rétroactions et la manière dont chacun peut involontairement participer au maintien d'une dynamique relationnelle.

La clinique psychodynamique apporte une attention particulière aux processus relationnels, aux mouvements transférentiels et contre-transférentiels et à ce que la relation peut mobiliser chez le professionnel.

Enfin, mon orientation Humaniste implique que la supervision ne consiste pas à imposer une manière de travailler ou à évaluer le professionnel depuis une position de surplomb.

L'objectif est plutôt de penser ensemble la situation, de confronter différentes hypothèses et de permettre au professionnel de trouver une manière d'intervenir qui reste cohérente avec sa pratique et avec la personne qu'il accompagne.






Supervision ou thérapie personnelle ?


La supervision peut conduire à identifier ce qu'une situation professionnelle vient mobiliser personnellement chez le professionnel.

Cette dimension peut être travaillée lorsqu'elle permet de mieux comprendre ce qui se joue dans la relation d'accompagnement.

Pour autant, la supervision n'est pas une psychothérapie personnelle.

Lorsque les questions abordées dépassent le champ professionnel et nécessitent un travail centré principalement sur l'histoire ou les difficultés personnelles du professionnel, elles relèvent davantage d'un espace thérapeutique distinct.

Cette distinction contribue à préserver le cadre et la fonction de la supervision.







Mon expérience clinique


J'exerce comme psychologue clinicien depuis plus de vingt ans.

J'ai notamment travaillé pendant dix-huit années en psychiatrie, auprès de patients présentant des problématiques psychologiques et psychiatriques très diverses et au sein d'équipes pluridisciplinaires.

Cette expérience m'a confronté à des situations cliniques complexes, mais également aux questions que rencontrent quotidiennement les professionnels : incertitude, limites de l'accompagnement, difficultés institutionnelles, travail en équipe et nécessité de penser ce que la relation avec un patient peut mobiliser.

J'exerce aujourd'hui en cabinet libéral auprès d'une population adulte, en psychothérapie individuelle et en thérapie de couple.

C'est à partir de cette expérience clinique et de mes différents référentiels théoriques que je propose aujourd'hui un travail de supervision.